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Près d'un Français sur deux se retrouve à découvert au moins une fois par an, selon une étude
information fournie par Boursorama avec Media Services 22/10/2026 à 07:54

Illustration des situations financières tendues que connaissent beaucoup de Français, la tendance progresse tandis que les règles en matière de découvert doivent se durcir à partir de la fin novembre.

(illustration) ( AFP / JEAN-SEBASTIEN EVRARD )

(illustration) ( AFP / JEAN-SEBASTIEN EVRARD )

Pendant que l'augmentation des prix se confirmait encore en septembre, avec une inflation atteignant sur un an atteignant son plus haut niveau depuis janvier 2024 , une étude publiée par Panorabanques affirme que près d'un Français sur deux (43%) se retrouve à découvert au moins une fois dans l'année.

Selon cette étude réalisée en juillet et publiée jeudi 22 octobre par le comparateur Panorabanques, un peu moins d'un Français sur cinq (18%) voient leurs comptes en banque basculer dans le rouge au moins une fois par mois.

Les deux chiffres, en augmentation, s'établissaient respectivement à 41% et 16% l'an dernier à la même période.

Ce découvert est dans la plupart des cas inférieur à 200 euros, et résorbé en moins d'une semaine. La hausse des prix, de l'énergie, de l'alimentation ou encore du carburant est la raison principale mise en avant par les quelque 2.000 personnes interrogées, devant les dépenses importantes non prévues et les situations financières "globalement difficiles".

La dégradation du pouvoir d'achat a poussé des centaines de milliers de personnes à manifester samedi dernier contre "la vie chère", partout en France. Les banques appliquent de nombreux frais en cas de découvert: des intérêts débiteurs, ou agios, des commissions d'intervention, facturées pour chaque opération nécessitant un traitement particulier par un conseiller, voire des lettres d'information pour compte débiteur ou des frais de rejet de prélèvements, liste le comparateur.

Les règles en matière de découvert bancaire vont par ailleurs être durcies en France à partir du 20 novembre. L'entrée en application d'une directive européenne alignera en effet les "petits" découverts, de moins de 200 euros, sur les règles des crédits à la consommation, plus restrictives.

Nouveau choc en vue sur l'inflation alimentaire?

Selon une note de blog publiée par la BCE, les prix alimentaires pourraient recommencer à accélérer en zone euro l'an prochain, un signal politiquement sensible notamment en France en pleine mobilisation contre la "vie chère". "Un double choc lié à l'énergie et aux conditions météorologiques extrêmes pourrait raviver les tensions sur les prix alimentaires", alors que le ralentissement observé depuis le début de l'année pourrait n'être que temporaire, écrivent les auteurs de la note de blog publiée par l'institution monétaire.

L'inflation alimentaire dans la zone euro est tombée de 2,6% en janvier à 1,1% en août, son niveau le plus bas depuis la mi-2021, avant de remonter légèrement à 1,3% en septembre. Cette accalmie s'explique notamment par de bonnes récoltes en Europe l'an dernier et par la baisse des prix internationaux de matières premières agricoles, comme le café, le cacao ou le sucre.

Mais plusieurs indicateurs en amont de la chaîne alimentaire montrent que les pressions se reforment : d'une part, le récent choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient se diffuse progressivement dans les coûts des transport, engrais, emballage et transformation. Ensuite, les épisodes de chaleur extrême et de sécheresse ont affecté les cultures à un moment critique de la campagne agricole de 2026, ce qui pèse sur les approvisionnements en denrées alimentaires.

Selon les estimations des services de la BCE, les effets météorologiques pourraient à eux seuls ajouter entre 0,3 et 0,8 point de pourcentage à l'inflation alimentaire au cours des douze prochains mois. La banque centrale prévoit désormais que l'inflation alimentaire remonte jusqu'à 3,4 % au troisième trimestre 2027 avant de refluer .

4 commentaires

  • 10:02

    J'ai démarré ma carrière désargenté, et acheté ma première voiture neuve à environ 40 ans, avant je roulais dans des guimbardes rafistolées et renforcées de toutes part alors que je travaillais à 150 km de mon domicile, il est vrai que nous n'étions pas contraints par les contrôles techniques pointilleux. Une seule fois à découvert pour un pb de date de valeur mais je consommais peu et payais uniquement comptant, tout l'inverse de la mentalité actuelle.


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